Après des mois de recherches, j'ai pu découvrir, dans de vieux ouvrages, la descendance de Germain Guillaume César de Mauvillain. Et voilà que ces derniers jours, un généalogiste bénévole, Claude Hamard de Entraide41 de FranceGenWeb (Loir et Cher), m'a transmis la photo de l'acte de décès de ce petit-fils de Jean Armand de Mauvillain, médecin de Molière !
Avant de publier mes découvertes et ce document (voir l'article Décès de Germain-Guillaume-César de Mauvillain), je tiens à remercier l'Entraide FranceGenWeb et en particulier l'équipe Entraide41 dont Claude Hamard fait partie.
http://www.francegenweb.org/~entraide/france.php
Cette entraide très efficace et plutôt rapide, repose entièrement sur le bénévolat et l'échange de bons procédés. Il me reste à œuvrer moi-même dans ma région pour aider des généalogistes de tous horizons géographiques.
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Ayant retrouvé Germain Guillaume César de Mauvillain avec son épouse, Marthe Aurore RIEUX à un baptême (1), j'ai cherché des enfants et une famille à cette dernière. C'est ainsi que je suis arrivé sur le site de la Société Genevoise de Généalogie http://www.gen-gen.ch/ qui cite le couple.
Le père de Marthe Aurore Rieu, Jean, était banquier et seigneur, fils de Jean, petit-fils de Jacques, famille établie à Genève après avoir fui la France à la révocation de l'Edit de Nantes. Il y a la trace, ici, d'un enfant Mauvillain. Reste à adhérer à la Société Genevoise de Généalogie pour en savoir plus...
En attendant, en fouillant dans des livres anciens, je découvre Germain Guillaume César, son épouse et une fille prénommée Aurore Elisabeth ! (2) Mieux, j'y trouve le mari de cette dernière avec son ascendance et les enfants du couple !
"Antoine-Jean-François LE GENDRE, chevalier, seigneur de la Ferrière, etc., conservateur, en Normandie, des chasse de MONSIEUR (Aujourd'hui Sa Majesté Louis XVIII), épousa, le 30 décembre 1774, demoiselle Aurore-Elisabeth de Mauvillain, fille de Germain-Guillaume-César de Mauvillain, écuyer, ancien trésorier des armées du Roi, et de dame Marthe-Aurore Rieu. A ce contrat de mariage, passé par Gobert et Monet, notaires à Paris, assistèrent comme parents, Hue, de Mathan, de Vierville, de Senonnes, de Barbantane, Paulmy, d'Argenson, de Laverdy, Le Fèvre d'Ormesson, Brulard, veuve du maréchal d'Estrées, etc. Monsieur, frère du Roi (Aujourd'hui S.M. Louis XVIII), et les autres Princes du sang, l'honorèrent de leurs signatures. En 1792, retiré dans le Vendômois il y fait des partisans à l'armée royale. En 1793, au conseil du Roi à Vendôme, il est député à celui du Mans, pour déterminer la réunion des forces royales. En 1794, enlevé avec sa famille, mis en arrestation, gardé à vue par des gendarmes, etc., etc. De son mariage sont issus :
1°, Louis-Philipe-Antoine, dont l'article suit ;
2°, Antoine-Germain-François, mort avant la Restauration. Il a conjointement avec son frère, servi la cause royale dans les départements de l'Ouest et en Angleterre avec autant de bravoure que d'intelligence, et exposé mille fois sa vie pour cette cause royale ;
3°, Pierre-François-Hyppolite, mort jeune.
Louis-Philippe-Antoine LE GENDRE DE LA FERRIERE.
En 1795, il se réunit avec son frère Antoine Germain-François, dit Auguste de la Ferrière, à l'armée de l'Ouest ; tous deux dévoués jeunes encore à la cause royale, furent nommés premiers aides-de-camp du général Mallet.
En 1796, ils firent la guerre, tant dans le Berri et l'Orléanais, qu'en Normandie et en Picardie. En 1797, ils eurent l'honneur de tenir correspondance directe avec S.A.R. Monsieur, comte d'Artois. Ils passèrent en Angleterre d'où ils revinrent chargés de missions importantes pour Sa Majesté. En 1798, ils contribuèrent à l'enlèvement de sir Sidney Smith, au Temple : l'un d'eux fut chargé de le conduire et de le faire reconnaître à la flotte anglaise. En 1799, Auguste de la Ferrière fut arrêté sur une péniche anglaise avec son camarade Grellet de Fay (le chevalier Dupeyrat), au moment où ils allaient prendre terre chargés de missions pour le général Mallet, commandant alors en Normandie ; conduits dans les cachots des prisons du Havre et traduits devant deux commissions militaires, ils furent bientôt condamnés à mort, mais sauvés par le courageux dévouement de M. Ponsard, aujourd'hui député du Morbihan, qui, d'abord, obtint un sursis au moment où les deux victimes marchaient à l'échafaud, et ensuite un renvoi en règlement de juges devant la cour de cassation. Sur ses plaidoiries, les jugements furent cassés pour cause d'incompétence et les prévenus furent livrés à la justice ordinaire. Cette affaire eut assez de mérite et d'éclat pour fixer l'attention de Monsieur, frère du Roi, et S.A.R. en fit donner témoignage écrit de sa satisfaction. Ce témoignage honorable, ainsi que plusieurs autres titres précieux pour cette famille, ont disparu dans un enlèvement de papiers pendant la tourmente révolutionnaire, mais le souvenir n'a pu s'en effacer du cœur auguste de S.A.R. En 1800, les deux frères de la Ferrière furent arrêtés et constitués pendant 18 mois, prisonniers d'Etat eu Temple" (2)
A peu près dans le même temps, j'avais découvert une autre fille du couple Germain-Guillaume-César de Mauvillain x Marthe-Aurore Rieu, mariée à un M de Villegomblain. Nous la retrouvons dans l'article sur Legendre de la Ferrière (2)
"Le château de madame la vicomtesse Fleuriau de Villegomblain, leur tante (NDLR : sœur de leur mère, Aurore Elisabeth de Mauvillain), servait de rendez-vous, dans le Vendômois ; les généraux Rochecot, Charette, Mallet, y établirent leurs états-majors ; les fidèles serviteurs du roi y trouvèrent toujours un asyle et sa fortune ; mais, privée elle-même de sa liberté et transférée à Sainte-Pélagie, elle ne dut qu'au 9 thermidor d'échapper à ses bourreaux. Elle fut de nouveau arrêtée lors de l'affaire de M. de Cadoudal. Elle avait eu à Trèves, en 1792, l'honneur d'être présentée au Roi et d'en être accueillie avec une bienveillance particulière. Sa Majesté n'avait sans doute point oublié les divers titres à son intérêt lorsqu'elle a appelé M. Louis-Philippe-Antoine de la Ferrière dans sa garde. Il a été nommé, par brevet, chevalier de la Légion d'Honneur le 16 août 1813 ; chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, comme ayant appartenu à l'armée catholique et royale de haute Normandie, le 7 novembre 1814 ; capitaine, lieutenant en premier au 2ème régiment des grenadiers à cheval de la garde royale, le 10 octobre 1815 ; chef d'escadron, capitaine dans le même corps, le 30 juillet 1817. En vertu des pouvoir de S.A.R. Monsieur, il avait été en décembre 1799, lieutenant-colonel de cavalerie attaché à la division d'état-major, par le général Mallet, à cette époque commandant en chef, pour le Roi, en haute Normandie et sur la rive droite de la Seine. Il a épousé, le 15 août 1814, Marie-Louise-Geneviève le Gendre de Marainville, sa cousine." (2)
Les armes de la famille sont : au 1 et 4, coupé d'azur sur or, l'or chargé d'un rosier de trois roses de gueules, la feuille et tige de sinople, et d'azur de deux poissons d'argent, celui de dessous contourné ; au 2 et 3, d'or, au cerf au naturel en repos, qui est Scot de la Mesangère
(1) ("Germain Guillaume César de MAUVILLAIN est témoin à un baptême le 20/08/1744 à Montlhéry" http://mauvillain.aliceblogs.fr/blog/_archives/2006/7/8/2092874.html )
(2) Nobiliaire universel de France ou Recueil général des généalogies historiques, p
