Le patronyme Mauvillain fut plus représenté en Vendée et dans les Pays de la Loire qu'il ne l'est aujourd'hui. C'est ainsi qu'on le trouve dans les guerres de Vendée.

Antoine-François de Mauvillain Colonel de Loire Atlantique.

On trouve Antoine-François de Mauvillain, Colonel de Loire Atlantique, cité dans divers ouvrages dont "Histoire de la Vendée militaire" de Jacques Crétineau-Joly (tome V p. 167, volume par le R.P. Jean-Emmanuel B. Drochon.) Edition 1895-1896. Sa notice militaire est éloquente :

Etat de services : officier avant la Révolution, a fait toutes les campagnes de l'émigration, rentre en 1795 ayant toujours servi dans les armées royalistes. Chef de division en 1799, son bien a été vendu par suite de la Révolution. Très brave, très intelligent.

Demande : la Croix de Saint Louis et un emploi civil ou militaire.

Observations : a bien servi dans la guerre de 1799 après l'avoir faite précédemment dans le Morbihan. Officier distingué. Gentilhomme
 

Ce passage m'a été communiqué par Christian Warolin, pharmacien, ancien Président et membre de la Société d'Histoire de la Pharmacie (1) que je cite dans les pages concernant le Docteur Jean-Armand de Mauvillain, médecin de Molière originaire de Vendée.

(1) Revue "Histoire des Sciences Médicales", organe officiel de la Société Française d'Histoire de la Médecine (Tome XXXIX - N°2 - 2005, ISSN 0440-8888 - Avril-Mai-Juin 2005)

Il le tenait lui-même de son fils, libraire, qui venait de lire ce livre qu'il venait d'acheter. J'avais proposé de l'acquérir pour son intérêt général mais la transaction n'a pas eu lieu.

Depuis j'ai fait l'acquisition de nombreux ouvrages traitant de la Vendée et des ses Guerres dont "La Chouannerie, Blancs contre Bleus, 1790-1800" de Charles Le Goffic de l'Académie Française chez Hachette (1950) que je cite plus loin. 


On retrouve le même Mauvillain dans les "Mémoires du Général d'Andigné" (1) mais son prénom n'y est pas cité. On trouve cet ouvrage du Général d'Andigné numérisé au format image à la Bibliothèque Nationale. Un index cite Mauvillain qu'il est facile de retrouver par un renvoi.

(1) Volume 1, Deuxième partie "La Chouannerie", Chapitre XIII, second sujet :

Châtillon et d'Andigné font une démonstration sur Nantes. - M. de Mauvillain. - Marche du général Grigny sur Candé. - Attaque et prise de Nantes. Tête-Carrée délivre les prisonniers du Bouffay. - Prise du Mans par Bourmont. Prise de Saint-Brieuc par Mercier La Vendée. - Le chevalier d'Autichamp et Suzannet. - L'abbé Sieyès, l'un des directeurs, charge le général Hédouville de faire aux Chouans des ouvertures de paix. Réunion des chefs royalistes à Pouancé. Des commissaires sont nommés pour traiter avec Hédouville.
 
C'est le Général d'Andigné qui indique la commune d'origine de ce
personnage : La Chapelle Basse-Mer en Loire Atlantique.
 
 
M. de Mauvillain était né à la Chapelle-Basse-Mer (Loire-Inférieure). Il est porté comme suit sur l'Etat de 1814 : "Officier avant la Révolution ; a fait toutes les campagnes de l'émigration ; rentré en 1793 ; ayant toujours servi dans les armées royalistes. Chef de division en 1799. Son bien a été vendu par suite de la Révolution. Très brave, très intelligent. (1)
 
(1) Ref : "Les Mémoires du Général d'Andigné" numérisé à la BnF
 

 
Le 19 juillet 2006, Copernic retrouve Antoine-François
 
 
Un ouvrage vient d'être mis en ligne :
 

LES PROCÈS-VERBAUX DU DIRECTOIRE EXÉCUTIF AN V - AN VIII

INVENTAIRE DES REGISTRES DES DÉLIBÉRATIONS ET DES MINUTES DES ARRÊTÉS, LETTRES ET ACTES DU DIRECTOIRE

postérieurs au Recueil des actes du Directoire exécutif de Debidour

par Pierre-Dominique CHEYNET Conservateur en chef aux Archives nationales

2001 (édition pour mise en ligne, 2006)

On y apprend, dans le procès verbal de la :

Séance du 7 thermidor an VI [25 juillet 1798]

Ref : (AF* III 12, folios 80 recto-83 verso; AF III 534, plaquettes 3523 à 3527)

que Antoine-François de Mauvillain, évoqué plus haut, est maintenu dans la liste des émigrés.

Antoine-François Mauvillain, de Nantes, usant de faux certificat de résidence à Plaintel et de faux certificat de soumission comme rebelle vendéen en l'an IV, mais inscrit dès 1792;
 

 
Déjà à Barbechat / La Chapelle-Basse-Mer, Joseph de Mauvillain châtelain
 
 
J'avais repéré un autre Mauvillain au même endroit, précisément au Château de Barbechat, petite commune rattachée à la Chapelle Basse-Mer :
 
 " le château de Beau-Soleil (1840). Propriété de Gabriel Doré en 1696 et de Joseph de Mauvillain en 1764. Les successeurs sont : Brin (ou Brun) de Beausoleil, Potier de la Morandière et Pavret de la Rochefordière. Le château est reconstruit en 1840 par la famille Brun (ou Brin), avant de passer entre les mains de la famille Potier de La Morandière "
 

" Le village de Barbechat est rattaché à La Chapelle-Basse-Mer en 1653. Il s'en sépare dès 1777 pour devenir une commune à part entière en 1868. Lorsque la commune de Barbechat obtient son indépendance en 1868, aux dépens de La Chapelle-Basse-Mer, sur la demande du docteur Attimont, propriétaire de La Sangleri et du Bois-Jahan, on fit un transfert de nom, le nouveau Barbechat se greffa sur le Bois-Guillet. On voit près de l'église en ruines du vieux Barbechat, une motte féodale ou un tumulus."

Références : http://www.infobretagne.com/barbechat.htm


D'autres références sur le Colonel Mauvillain


Dans l'ouvrage "La Chouannerie, Blancs contre Bleus, 1790-1800" de Charles Le Goffic de l'Académie Française chez Hachette (1950), j'ai retrouvé le Colonel MAUVILLAIN qui fit toutes les campagnes de l'immigration et que l'on retrouve dans les "Mémoires du général d'Andigné" et autres ouvrages sur la Chouannerie. On lit (p. 222) :

" Le conseil de la Jonchère avait dressé une espèce de plan général de l'insurrection.
Georges, dit d'Andigné, devait attaquer, à la fois, Vannes et Saint Brieuc ; Bourmont, Le Mans ; Les Vendéens et nous [Châtillon, MAUVILLAIN et d'Andigné] Nantes Le jour de l'attaque n'était pas décidé d'une manière bien précise, de sorte que cette entreprise n'eut pas tout le succès que nous aurions pu en attendre... "
Dans ce même ouvrage, page 231, l'auteur reparle de Bourmont cité plus haut :

" Bourmont, le premier des grands chefs, en prend conscience et, après MESLAY où Chabot lui a tué deux de ses meilleurs officiers, La Volvène et Tiercé, et qui n'a été qu'un malentendu, remet à Brune une épée que Bonaparte - imprévoyant - lui rendra sous peu avec un grade dans son armée. "

Cette fois les faits se déroulent précisément dans une commune de MAUVILLAIN, Meslay où était marchand Sébastien MAUVILLAIN, grand père du médecin de Molière, 200 ans plus tôt.

Je recherche toujours des informations sur ce Mauvillain qui doit être celui de La Chapelle Basse Mer, voire plus précisément de Barbechat où un Mauvillain, Joseph, fut à cet époque propriétaire du château.


En ces temps troublés, Rose Mauvillain s'illustre

En 1793 c'est un femme, Rose Mauvillain qui s'illustre au milieu des combats qui opposent les "Bleus", Républicains, aux "Blancs", Royalistes.

 A Saint-Christophe-la-Chartreuse les paroissiens étaient fiers de la cloche installée dans leur église.
Cette cloche avait pour marraine Dame Pélagie-Augustine du Chaffault de l'Ecorce, de la paroisse de Vieillevigne en Loire Atlantique, à la limite de la Vendée 
Le décret du 22 septembre 1793 prévoyait de fondre toutes les cloches pour en faire des canons.

Décidés à protéger leur cloche des Bleus qui voulaient l'emmener, les paroissiens, cherchent un moyen. Rose MAUVILLAIN propose de la plonger dans une mare. Finalement ce sera dans un trou de la rivière Boulogne.
Quelques jours après, les Républicains ne trouvant pas la cloche mirent le feu à l'église.

Source : BMS de la commune de Saint Christophe la chartreuse
Texte déposé par Joël Lucas


[
http://perso.wanadoo.fr/j.marchal/anecdotes/quot85.html]


On se retrouve encore ici dans les guerres de Vendée également marquées par le massacre d'une famille MAUVILLAIN à Légé, commune proche de Saint-Christophe-la-Chartreuse.

Une famille Mauvillain massacrée à Legé (44)

On trouve des MAUVILLAIN dans des documents protestants et également durant les guerres de Vendée.

Ainsi, en décembre 1793 à Legé (Loire Atlantique), l'abbé Gillier, vicaire de la paroisse Notre-Dame de Legé, note dans ses registres clandestins les massacres de :

Marguerite MAUVILAIN, épouse de Pierre GIRAUDET maçon, âgée de 36 ans, et
Marie GIRAUDET sa fille âgée de 6 ans, et
Rose GIRAUDET sa fille âgée de 7 mois.
On trouve ces informations parmi de nombreuses autres très précieuses sur le site de Jacques Marchal jamarchal@wanadoo.fr

à l'adresse URL :

[
http://perso.wanadoo.fr/j.marchal/anecdotes/quot44.html]

Des spécialistes des guerres de Vendée pourraient-ils venir enrichir ces informations ?